Elena González Depreter n’aura vécu que deux heures et onze minutes à cause d’une rare et grave malformation du système nerveux appelée anencéphalie, détectée à la 20e semaine de grossesse. Au moment de sa naissance, à terme, ses parents ressentent néanmoins un immense sentiment de plénitude. Un moment si court aux yeux des hommes mais si dense lorsqu’il est rempli d’amour. Ils confient à Aleteia leur témoignage. Bouleversant.

« Le Christ, quand il était dans ce monde, avait une nette préférence pour les plus faibles. Il a dit que pour entrer dans son Royaume, il fallait être un tout petit enfant. Et depuis, il n’a pas changé d’avis. Vive Elena ! » C’est le message qu’a écrit un prêtre, ami de la famille, sur l’album dédié à la courte vie d’Elena. Des mots qui rappellent à ses parents, Marie et Pablo González Depreter, que leur fille est « une petite sainte » auprès de Dieu. L’histoire d’Elena commence quelques mois après le mariage de ses parents en avril 2018. Sa mère, Marie, 24 ans, est belge et professeur des écoles. Son père, Pablo, 25 ans, est espagnol et travaille pour un site de vente en ligne. Ils habitent à Madrid et Elena est leur premier enfant, dont la naissance est prévue en juin 2019.
 

L’annonce

Tout bascule le jour de l’échographie, à la 20e semaine de grossesse. Le médecin reste longuement sur une zone en particulier, il est visiblement mal à l’aise, il met la main devant sa bouche comme s’il ne savait pas comment annoncer la mauvaise nouvelle. Il choisit la méthode brutale, et se tournant vers Marie, assène d’une traite : « Votre bébé a une malformation très grave. Est-ce que vous souhaitez avorter ? » Fortement ébranlée, Marie confie qu’à ce moment-là, elle était totalement ailleurs, incapable d’en écouter plus. Le médecin s’adresse alors à Pablo, lui conseillant de mettre fin à la vie de ce bébé qui souffre d’anencéphalie et qui n’a aucune chance de survivre après l’accouchement. Mais pour Pablo et Marie, la question ne se pose pas. Ils aiment déjà leur petite fille et mèneront la grossesse à son terme.

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