Campagne publicitaire Allance Vita
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La justice vient d’ordonner la reprise de l’affichage de la campagne d’Alliance Vita. Ce n’est pas la première fois que des campagnes d’opinion sont censurées dans les gares et les stations du métro parisien, au nom d’une conception de la « publicité responsable » à géométrie très variable.

L’association Alliance Vita vient de faire une expérience très significative de l’ordre moral nouveau qui imprègne notre époque. Au moment des vœux, elle lance une campagne d’affichage dans les gares, le métro et les rues parisiennes destinée à aider les passants à réfléchir sur des sujets de société qui nous concernent tous. Les affiches sobres, en noir et blanc, portent des slogans de bon sens : « La société progressera à condition de respecter le maternité », « La société progressera à condition de respecter la paternité » et enfin : « La société progressera à condition de respecter la différence ».

Tollé chez les maîtres à penser

Difficile de n’être pas d’accord avec de telles affirmations ? Pas du tout ! Ces slogans provoquent un tollé chez les maîtres à penser du moment. Respecter la maternité, c’est trop pour Anne Hidalgo, maire de Paris. Elle s’estime « indignée » et « choquée ». Elle exige le retrait immédiat des affiches. Immédiatement, elle obtient gain de cause. Seule l’affiche sur le respect de la différence est jugée acceptable par les censeurs, les deux autres ayant sur le champ été retirées par la régie publicitaire Média Transports, filiale de Publicis et partenaire historique de la SNCF et de la RATP, entreprise décidément plus habile à faire de morale qu’à faire rouler les métros. La régie publicitaire Exterion, qui opère sur le mobilier urbain pour le compte de la ville de Paris, céda à la même injonction, retirant les trois.

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