Lourdes, Rue du Bac, Pontmain, Pellevoisin, La Salette… Les noms des grands sanctuaires bâtis sur les lieux des apparitions mariales sont connus. Mais quels sont les messages qui y ont été délivrés par la Vierge Marie ? Aleteia vous propose de décrypter leur sens profond. Aujourd’hui, le message de Pellevoisin.

Les apparitions de Pellevoisin se déroulent entre le 14 février 1876 et le 8 décembre de la même année. Marie apparaît à une jeune femme, Estelle Faguette, qui est malade en phase terminale au début des apparitions et sera guérie à la cinquième apparition (19 février). Marie se présente comme « la toute miséricordieuse » (3e apparition) et dit à Estelle plus tard qu’elle est venue pour « la conversion des pécheurs » (7e apparition) et pour « les petits et les faibles » (13e apparition). Elle présente à Estelle (9e apparition) le scapulaire qui porte, sur le devant, le cœur de son Fils. Plus tard, avec l’accord de Rome, figurera de l’autre côté une image de Marie. C’est là le noyau central des apparitions : la « toute miséricordieuse » conduit au cœur de son Fils, source de la miséricorde. Marie invite à prier plus spécialement pour l’Église et pour la France (11e apparition) :

« Ce n’est pas seulement pour toi que je demande [le calme], mais aussi pour l’Église et pour la France. Dans l’Église, il n’y pas ce calme que je désire. »

À propos de la France, dans sa 9e apparition, Marie nous reprend affectueusement, comme seule une mère sait le faire :

 

« Tu t’es privée de ma visite le 15 août ; tu n’avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français, il veut tout savoir avant d’apprendre et tout comprendre avant de savoir. »

Puis elle ajoute à la 11e apparition :

« Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon Fils… La France souffrira [mais] courage et confiance. »

Les difficultés qui vont se produire par la suite et entraver le rayonnement du message tiennent au contexte politique et aux initiatives souvent contre-productives de la comtesse de La Rochefoucauld, du père Salmon et de certains de ses proches. La comtesse joue un rôle ambigu ; jalouse d’Estelle, elle s’efforce de limiter son influence et, pour cela, use de son pouvoir auprès de Mgr Servonnet – évêque républicain hostile aux apparitions – pour la discréditer. Cependant, au moment où le gouvernement voudra fermer le sanctuaire, elle autorisera les pèlerins à se réunir dans le parc adjacent et par là même sauvera le pèlerinage.

 

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