La Congrégation pour la doctrine de la foi a publié le 22 septembre 2020 une lettre intitulée « Samaritanus bonus », le « Bon Samaritain », sur le soin des personnes dans les phases critiques terminales de la vie. Ce document, d’une vingtaine de pages, se veut être la réponse de l’Église aux dernières évolutions légales et médicales en matière de fin de vie.

Dans une lettre intitulée le « Bon Samaritain » publiée ce 22 septembre, l’Église catholique réaffirme sa position sur l’euthanasie qu’elle qualifie de « crime contre la vie humaine ». Le texte a été signé symboliquement le 14 juillet, jour de la saint Camille de Lellis, patron des infirmières et infirmiers. Le pape François l’avait approuvé le 25 juin et en a ordonné la publication. En voici quelques extraits particulièrement frappants et qui devraient faire référence les mois à venir.

« L’abus largement répandu des protocoles [médicaux applicables aux situations de fin de vie] dans une perspective euthanasique est préoccupant lorsque ni les patients ni les familles ne sont consultés dans la décision extrême. C’est notamment le cas dans les pays où les lois sur la fin de vie laissent aujourd’hui une large place à l’ambiguïté quant à l’application du devoir de vigilance, ayant introduit la pratique de l’euthanasie. Pour ces raisons, l’Église considère qu’il est nécessaire de réaffirmer comme enseignement définitif que l’euthanasie est un crime contre la vie humaine parce que, par un tel acte, l’homme choisit de causer directement la mort d’un autre être humain innocent. »

« L’euthanasie est donc un acte intrinsèquement mauvais, quelles que soient l’occasion ou les circonstances. L’Église a déjà affirmé par le passé de manière concluante que l’euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré et moralement inacceptable d’une personne humaine. Cette doctrine est basée sur la loi naturelle et la Parole écrite de Dieu, est transmise par la Tradition de l’Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. Une telle pratique implique, selon les circonstances, la malveillance propre au suicide ou au meurtre”. Toute coopération matérielle formelle ou immédiate à un tel acte est un péché grave contre la vie humaine ».

 

« L’euthanasie est un acte meurtrier qu’aucune fin ne peut légitimer et qui ne tolère aucune forme de complicité ou de collaboration, active ou passive. Ceux qui adoptent des lois sur l’euthanasie et le suicide assisté sont donc complices du grave péché que d’autres commettront. Ils sont également coupables de scandale car ces lois contribuent à déformer la conscience, même des fidèles. »

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