Quand la loi dit tout et son contraire, et que la vérité de quelques-uns veut s’imposer à tous, nul ne saurait nous contraindre à penser à l’opposé de notre conscience.

Les injonctions sociétales ou politiques dans notre société se font de plus en plus contradictoires et nous laissent perplexes, décontenancés et en perte de repères. Ainsi, dans le même moment, l’État est capable de promulguer une loi prolongeant le congé paternité (dont une part obligatoire) au regard de l’essentielle présence d’un père pour l’équilibre du bébé, et une autre loi sur la procréation médicalement assistée pour les couples de femmes, en affirmant à ses opposants qu’un père n’est absolument pas nécessaire pour l’équilibre de l’enfant à venir… Monde de fous !

Que dire des injonctions égalitaires hommes-femmes selon lesquelles un homme qui affirmerait qu’il est misogyne et qu’un monde sans femme serait tellement plus joyeux se verrait mis au ban de la société, quand des femmes affirmant le contraire font la une du journal Libération, sans que cela ne suscite aucune émotion particulière des redresseurs de torts patentés ? Que dire d’un pays, où l’on est capable désormais, prétendument au nom de la liberté des femmes, d’écraser la tête d’un enfant à naître à terme, pour des motifs « sociaux économiques de détresse » ? Comme l’a écrit si justement Henri Hude, en effet nous sommes désormais dans Ce monde qui nous rend fou .

 

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