Alors que les députés ont adopté en commission le 30 septembre une proposition de loi visant à prolonger l’accès à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesse, le Collège national des gynécologues-obstétriciens français (CNGOF) a ouvertement exprimé son désaccord dans un communiqué publié le 1er octobre.

Société savante dont l’objectif est le développement et le progrès « sous toutes leurs formes » de la gynécologie et de l’obstétrique, le CNGOF prend fermement position contre la proposition de loi adoptée le 30 septembre par la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, destinée à renforcer le droit à l’IVG. Le texte, porté par la députée du groupe Écologie démocratie solidarité (EDS) Albane Gaillot, et qui a le soutien de la majorité, comporte trois articles : l’allongement du délai légal d’accès à l’IVG de 14 à 16 semaines d’aménorrhée, la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG et l’ouverture du droit pour les sages-femmes de pratiquer des IVG chirurgicales jusqu’à 12 semaines d’aménorrhée.

Le CNGOF, qui se déclare « préoccupé par la santé, le bien-être et la liberté des femmes, conformément à l’esprit de la loi Veil, qui ne faisait pas de l’IVG un moyen de contraception », affirme que « loin d’améliorer les droits des femmes dans notre pays », cette proposition de loi va « contribuer à les détériorer ».

 

Suite de l'article sur Aleteia