L’étude annuelle publiée par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) ce jeudi 24 septembre révèle que le taux de recours à l’IVG a atteint l’année dernière un sommet.

Le 17 janvier 1975, la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dite loi Veil, dépénalisait pour une durée de cinq ans le recours à l’avortement. Définitivement légalisée le 31 décembre 1979, la dépénalisation de l’IVG a été complétée depuis par des aménagements législatifs rendant son recours plus simple : remboursement par la sécurité sociale à 70% en 1982, technique médicamenteuse autorisée en 1989, allongement du délai de recours légal de douze à quatorze semaines d’aménorrhée en 2001, prise en charge à 100% par l’Assurance maladie en 2013, suppression du délai de réflexion obligatoire de sept jours entre la première et la deuxième consultation en janvier 2016. Enfin, depuis juin 2016, les sages-femmes libérales peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses dans leurs cabinets.

Un sommet atteint en 2019

Un recours simplifié qui va de pair avec la hausse des IVG constatée depuis une trentaine d’années. Depuis 2001, le nombre d’IVG oscillait entre 215.000 et 230.000. En 2019, 232.200 interruptions de grossesse ont été enregistrées en France, soit 8.000 de plus qu’en 2018, « atteignant ainsi un maximum », constate l’étude. Le ratio d’avortement, rapportant le nombre d’IVG au nombre total de naissances, qui était resté plutôt stable jusqu’en 2016, est lui aussi en hausse : on compte près d’une IVG pour trois naissances en 2019.

 

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