L’interdiction de l’école à la maison illustre une dérive de la toute-puissance de l’État moderne qui tolère de moins en moins l’autonomie des corps intermédiaires.

Au nom de la lutte contre ce qu’il appelle « les séparatismes », Emmanuel Macron a annoncé son intention d’interdire l’école à la maison, laquelle serait une occasion de potentielle radicalisation, notamment religieuse. C’est une erreur de diagnostic puisque l’école n’empêche nullement le « séparatisme », lequel se déploie à travers de puissantes dynamiques communautaires et non via des familles isolées. 

Les enfants n’appartiennent pas à l’État

Quand bien même cette décision aurait-elle la moindre pertinence technique, elle ne serait pas acceptable pour autant, car elle atteint directement une liberté fondamentale : la liberté éducative des parents. Les enfants n’appartiennent pas à l’État, les enfants n’entrent pas en société à l’école, ils entrent en société dans leur famille, dès le jour de leur naissance, et leurs parents sont leurs premiers éducateurs. S’ils souhaitent les instruire eux-mêmes, rien sur le principe ne devrait pouvoir les en empêcher. Face à l’abus de pouvoir, il ne faut jamais se laisser faire.

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