À l’origine des derniers votes mettant en cause le caractère sacré et inviolable de la vie humaine ? Un alignement du droit sur la logique de la force. Pour l’avenir de la société, l’intelligence humaine doit aller au-delà des convenances et saisir les vérités qui ne changent pas.

Cette semaine passée aura donc vu un double triomphe de la barbarie, devenue maîtresse, semble-t-il, de notre société française. Barbarie, au sens premier du terme, c’est-à-dire un éloignement abyssal de ce qui a constitué pendant presque deux millénaires les fondements de notre société européenne et de sa civilisation. Négation de l’objection de conscience pour les médecins, et allongement du délai de l’avortement légal à quatorze semaines, ont donc été votés en première lecture à l’assemblée nationale.

Nous voilà précisément plongés dans ce que décrit le pape François au numéro 210 de Fratelli tutti : « Ce qui nous arrive aujourd’hui et qui nous entraîne dans une logique perverse et vide, c’est qu’il se produit une assimilation de l’éthique et de la politique à la physique. Le bien et le mal en soi n’existent pas, mais seulement un calcul d’avantages et de désavantages. Ce glissement de la raison morale a pour conséquence que le droit ne peut pas se référer à une conception essentielle de la justice mais qu’il devient le reflet des idées dominantes. Nous entrons là dans une dégradation : avancer “en nivelant par le bas” au moyen d’un consensus superficiel et négocié. Ainsi triomphe en définitive la logique de la force. »

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