Au royaume de la puissance et de la science, ce sont les humbles chercheurs d’Espérance, savants ou ignorants, qui portent la lumière.

« Maintenant que l’hiver de notre mécontentement / s’est changé en été glorieux par ce soleil d’York ; Et toute la nuée pesant sur ma maison / Engloutie dans le sein profond de l’océan » (Shakespeare, Richard III). D’Hérode aux rois contemporains, ils sont nombreux ceux qui, arrivés au faîte du pouvoir, ne cessent de trembler de le perdre. Tout devient suspect à leurs yeux : la moindre contestation devient prémices de coup d’État. Il faut discréditer, exiler voire supprimer tous ceux qui pourraient rappeler au monarque la fragilité de son statut et de sa vie même. Ils ne cessent de vouloir enfourcher d’autres chevaux, sitôt le leur crevé, pour poursuivre des batailles où ils perdent leurs peuples. Et le repos du guerrier ne sert qu’à préparer la bataille à venir, où l’été comme l’hiver se passent de printemps.

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