En cherchant à contrôler les religions sous couvert d’ordre public et de droit pénal, le texte visant à conforter les principes républicains rompt l’équilibre des relations Église-État, estime Guillaume Drago, professeur de droit public à l’université de Paris II-Panthéon Assas.

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République », luttant contre le séparatisme, est en cours de discussion au Parlement. Comme on pouvait le craindre, la boîte de Pandore est ouverte et les propositions fusent sur les bancs de l’Assemblée nationale : interdiction totale des signes religieux dans l’espace public, création d’un délit de « séparatisme », etc. On ne sait plus à quel saint se vouer pour nourrir le contrôle tatillon des cultes, des croyants, des manifestations publiques du culte.

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