Avec le projet de loi de séparatisme adopté en première lecture par les députés, ce n’est pas une idéologie cohérente, mais une méconnaissance apeurée qui inspire le dessein de contrôler toutes les religions par-delà les dérives islamistes.

Ce qui est ahurissant dans l’accouchement laborieux du projet de loi contre le « séparatisme » est la méconnaissance de ce qu’il s’agit d’encadrer, à savoir les religions. L’idée — certes louable — était apparemment au départ de rendre illégaux ces débordements de l’islam qu’on appelle l’islamisme. Mais comme il n’est pas question, dans un État qui se veut « laïque », de nommer quelque « culte » que ce soit, parce que ce serait le reconnaître, on cogne large et fort, ce qui révèle des préventions bien plus larges et crée des problèmes là où il n’y en avait pas : en voulant contrôler des déviations d’une religion, on en vient à les soupçonner publiquement toutes de contester « les valeurs de la République ». 

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