Le Fr. Jean-Thomas de Beauregard, dominicain du couvent de Bordeaux, commente les lectures de la solennité de la saint Joseph. "Joseph ne prit jamais la parole, Il donna au monde cette parole qui est son enfant."

Dans deux poèmes qu’il lui consacre, le poète catholique Paul Claudel (1868-1955) s’exclame au sujet de Joseph : « De nouveau, il est dans le paradis avec Ève ! » C’est vrai qu’à partir de ses fiançailles avec Marie, Joseph a fait une expérience proche de l’Éden : il vivait au milieu de l’innocence absolue de Marie et de Jésus, qui ne connaissaient pas le péché. Joseph lui-même, sans être miraculeusement préservé du péché, devait s’en tenir très éloigné : la sainteté est contagieuse. Dans toutes les autres familles, c’est le fils qui en vient à ressembler chaque jour un peu plus à son père. Mais Jésus ne partageait ni le sang ni les gènes de Joseph. Aussi, cas unique dans l’histoire, c’est le père qui jour après jour s’efforçait de ressembler un peu plus à son fils. Dans la discrétion de Nazareth, Joseph nous montre le chemin de l’humanité commune, qui du baptême à la gloire du Ciel passe de l’image de Dieu abîmée par le péché à la ressemblance du Christ. Et ce chemin ne peut se parcourir que dans le compagnonnage de la Vierge Marie.

Suite de l'article sur Aleteia.