L’écologie contemporaine présente parfois les aspects d’une nouvelle religion. L’ampleur des enjeux n’appelle pas à sacraliser la nature, mais à mieux contempler et protéger la création comme œuvre de Dieu, y compris dans sa dimension économique et sociale.

La prise de conscience écologique constitue un fait majeur des deux dernières décennies. Certaines idées écologiques simples sont entrées dans le sens commun en raison des dégâts environnementaux causés par la société de production-consommation. Cependant, l’idée écologique connaît aujourd’hui une certaine usure. Peu à peu, se creuse une fracture entre ceux qui ont fait de l’écologie « la mère de toute les causes » et ceux qui désormais s’inquiètent des conséquences concrètes d’une « révolution verte », alors même que la crise économique et sociale nous place sous le nez les nécessités de court terme. Par ailleurs, les écologistes alimentent des angoisses de nature apocalyptique qui, à la longue, provoquent un certain rejet. Et pourtant, il y a bel et bien une urgence écologique et une aspiration à retrouver un rapport plus ajusté à la nature.

Suite de l'article sur Aleteia.